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Chapitre Le développement durable

Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », citation de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987).

En 1992, le Sommet de la Terre à Rio, tenu sous l'égide des Nations unies, officialise la notion de développement durable et celle des trois piliers (économie/écologie/social) : un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.


Les trois piliers du Développement durable

Economique L’ économie est un pilier qui occupe une place prééminente dans notre société de consommation. Le développement durable implique la modification des modes de production et de consommation en introduisant des actions pour que la croissance économique ne se fasse pas au détriment de l’environnement et du social.
Social Le développement durable englobe la lutte contre l’exclusion sociale, l’accès généralisé aux biens et aux services, les conditions de travail, l’amélioration de la formation des salariés et leur diversité, le développement du commerce équitable et local.
Ecologique Il s’agit du pilier le plus connu. Le développement durable est souvent réduit à tort à cette seule dimension environnementale. Il est vrai que dans les pays industrialisés, l’environnement est l’une des principales préoccupations en la matière.

L'objectif du développement durable

La croissance économique se heurte aujourd'hui à des limites écologiques de plus en plus évidentes et la prise de conscience de cette situation touche désormais une part croissante des populations. Le réchauffement climatique, largement engendré par les rejets massifs de gaz à effet de serre de nos modes de transport et de logement ou de notre modèle de production agricole et industriel. La raréfaction des ressources en eau consommable, l'accroissement de la pollution de l'air sont deux autres conséquences de nos modes de production et de consommation. Enfin l'épuisement de certaines ressources naturelles non renouvelables (hydrocarbures, minerais…) est désormais une certitude chiffrable alors que la pression sur les ressources renouvelables comme celles tirées de la mer contraint aujourd'hui à une limitation sévère des prélèvements.

Exercice : La rareté des ressources
La planète comptera 2 milliards d'habitants de plus en 2050 et les tensions sur ces trois ressources essentielles que sont le pétrole, les terres arables et l'eau douce risquent de s'exacerber. Le pétrole, dont l'exploitation est condamnée par définition à l'épuisement, se rapproche de la fin : 46 ans consommation sur les statistiques de BP, contre 63 et 120 respectivement pour le gaz et le charbon. Et ce alors que le pétrole représente encore 34 % de la consommation mondiale d'énergie (26 % pour le charbon et 21 % pour le gaz). La baisse des quantités exploitables se traduira par un niveau élevé des cours et de fortes tensions tant au niveau international que local, particulièrement dans les pays à la fois pauvres et pétrodépendants. Certes, les pétroles non conventionnels, l'offshore très profond ou les autres types de carburant (agro-carburants, charbon liquéfié) retardent les échéances. Mais en raison de leurs capacités de substitution limitées et de leur impact écologique et social, ils déplacent les problèmes plus qu'ils ne les résolvent. Ainsi les agrocarburants ont contribué à la hausse des prix des céréales en 2008 et aux émeutes de la faim qui ont suivi… 1)

  1. Quelles seront, dans les années à venir, les conséquences économiques de l'épuisement des ressources pétrolières ?
  2. Cet épuisement peut-il être retardé ?
  3. Expliquez et illustrez le sens de la phrase soulignée.
1)
Source : A. de Ravignan et Elliott Aurissergues, « Ressources sous tension », Alternatives économiques, octobre 2010
apprentissage/sebastien.txt · Dernière modification: 2020/11/18 09:26 de 90.2.65.134